Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 18:08
Par Le collectif - Publié dans : Documentations sur la réforme
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 17:46

                       La direction des Politiques Familiales et Sociales a envoyé maternelle.JPG le 29 septembre 2010, une lettre circulaire aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demandant de mettre en œuvre : «  les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », autrement dit les jardins dits d’éveil, « solution nouvelle (et payante) proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » !

Même si ce texte prend la précaution de signaler « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle », nous pensons, qu’en fait, c’est tout comme, puisque : «  ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : «  cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ». Cette précision est de taille au cas où nous n’aurions pas compris ! Et pour enfoncer le clou : «  l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».

C’en est trop, et le CNAFAL s’insurge contre ce nouveau dispositif  dont le but est bien de vider l’école maternelle, fleuron de notre système éducatif public, citée en exemple et copiée dans de nombreux pays, de sa substance sociale et éducative.

Les parents, qui, paieront ces structures, car « les financements de la branche Famille ne seront possibles que de 2 à 3 ans révolus et seront soumis à l’appréciation d’un jury national », n’auront même pas la garantie d’un encadrement de qualité, ni de compétences, puisque les règles d’encadrement  pourront être dérogées en fonction du nombre d’enfants accueillis.

C’est un nouveau coup porté au système public d’éducation dans le but de faire des économies sur le dos des familles les plus modestes qui n’auront d’autre choix que de se tourner vers ces structures, mais qui n’en peuvent plus de supporter les mauvais coups portés à leur budget déjà difficile.

 

LE CNAFAL

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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 09:23

CNRBE, 14 octobre 2010. — Le ministre de l'Education nationale (MEN), comme en témoigne une note de service en date du 7 octobre publiée ce matin (*), donne consigne aux inspecteurs de refuser le droit d'opposition des parents, tentant d'annuler l'effet d'une décision du Conseil d'Etat. Il continue d'immatriculer les enfants dans la BNIE alors qu'elle est actuellement annulée en attendant que le ministère la mette en conformité avec les injonctions du CE.

Rappelons que le fichier concerne tous les enfants de France, quel que soit leur type de scolarisation : écoles publiques, écoles privées, établissements spécialisés, écoles itinérantes, à domicile, à l'étranger, hôpital, CNED. Le Conseil d’Etat a rendu, le 19 juillet dernier, un jugement concernant Base élèves et la Base nationale des Identifiants Elèves (BNIE) annulant notamment les dispositions qui interdisaient l'exercice du droit d’opposition des parents pour des «motifs légitimes».

Ce droit d'opposition n'aurait pas dû être refusé depuis 6 ans ni par le ministère, ni par la CNIL. Or ce droit "retrouvé" est déjà bafoué! Les consignes du ministre se traduisent sur le terrain par un florilège d'injonctions absurdes et illégales dont voici quelques exemples:

  • des parents et enseignants sont menacés de suppressions de classes ou de fermeture d'école au prétexte que les enfants non inscrits dans Base Elèves ne seraient pas comptabilisés dans les effectifs de rentrée ! Ce chantage est absurde : début septembre les directeurs d'école font remonter les effectifs chiffrés, car Base Elèves fonctionne très mal à la rentrée (problèmes de doublons, de radiations non effectuées...);
  • des inspecteurs de circonscription demandent aux directeurs : «Dans le cadre du constat des effectifs réalisé sur Base Elèves 1er degré, vous serez peut-être saisi par des parents qui font valoir leur droit d’opposition. Il convient, dans une telle situation, que vous assuriez la saisie des élèves et que vous informiez ces parents que leur droit d’opposition s’exerce auprès de Madame l’Inspectrice d’Académie à laquelle ils adresseront une demande circonstanciée fondée sur des motifs légitimes.» Inscrire avant même la prise de connaissance des motifs !
  • des inspecteurs de circonscription demandent aux directeurs de menacer les parents qui s'opposent de ne pas inscrire leurs enfants. Cette menace est sans fondement: ce sont les maires qui procèdent à l'inscription des enfants, les directeurs ne font qu'admettre les enfants dans les écoles. Elle sous-entend cependant la suppression des allocations familiales : ce chantage est une atteinte grave à un droit fondamental des enfants, le droit à l’éducation;
  • des Inspecteurs de circonscription viennent dans les écoles recueillir les données personnelles des enfants, pour rentrer eux-mêmes les renseignements dans la Base Elèves, au mépris des lettres d’opposition des parents, en allant parfois jusqu’à courir après les enfants pour les interroger ! (**)
  • des Inspecteurs d'Académie tentent de décourager les parents en exigeant que leurs demandes, initialement adressées aux directeurs d'école, soient réécrites à l'adresse des Inspecteurs d'Académie. Ceci est contraire aux pratiques administratives;
  • des Inspecteurs d'Académie expliquent que le fait que le Conseil d'Etat ait maintenu le dispositif pour le bon fonctionnement du service public est la preuve que des parents ne peuvent pas s'opposer à ce dispositif. Alors que le Conseil d'Etat a rétabli le droit d'opposition des parents ... pour le bon fonctionnement du service public;
  • un Recteur envoie aux Inspecteurs de chacun des départements de son académie une lettre type à compléter pour rejeter les demandes d’opposition des parents;

(Retrouver sur la version web quelques unes de ces directives qui contournent les arrêts du CE - provenant des académies de Nantes, Amiens, Toulouse, etc.)

Le CNRBE constate que le MEN persiste dans son entreprise illégale de fichage de l’enfance, utilisant tous les moyens, y compris les plus déloyaux.

Le CNRBE demande que cesse le harcèlement quasi quotidien envers les directeurs d’école qui se conforment au jugement du Conseil d’Etat et aux recommandations du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU en n’utilisant pas la Base Elèves.

Il est prouvé une nouvelle fois qu'un fichage généralisé des enfants ne peut qu'être source de contestation et de mesures qui rompent la confiance entre les parents et le ministère.

Le CNRBE appelle plus que jamais les parents d’élèves à exercer leur droit d’opposition, rétabli par le Conseil d’Etat, sans se laisser décourager par des chantages illégaux et sans légitimité aucune.

(*) Un document sur lequel le CNRBE reviendra très prochainement.

En savoir plus:
- Après les deux arrêts du CE du 19 juillet (20/7)
- Appel aux parents pour qu'ils exercent leur droit d'opposition (13/9)
- (**) Lire aussi ce qui s'est passé le mois dernier dans une école du Vaucluse: "Mais où est né Paul?"

Par Le collectif - Publié dans : Actions
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 09:03
Il semble que, ça et là, des IENs (voire des directeurs, sous la pression constante de leur hiérarchie) ne délivrent pas aux parents d'élèves un reçu du dépôt de leur courrier d'opposition au fichage.
Il apparaît donc plus pratique d'adresser sa demande -voir modèle en pièce jointe- directement à Mme l'Inspectrice d'Académie en envoi recommandé avec accusé de réception et de fournir une copie de cette demande au directeur de l'école.
Exiger une réponse écrite de l'IA (ou l'IEN de la circonscription).
Autant de preuves pour les suites judiciaires de l'affaire.
(Adresses de l'IA et des IENs en pièce jointe)
 
D'autre part, il est indispensable que les parents s'opposant à la collecte d'informations demandent les fiches BE et BNIE de leurs enfants.
(Par lettre recommandée avec AR adressée à l'IA du Rhône)
En effet :
- le droit d'accès des parents ne peut légalement pas être refusé,
- si un parent exerce son droit d'opposition et que, malgré cela, son enfant est inscrit dans Base élèves et la BNIE (ce qui risque certainement de se produire), il sera peut être tenté de porter plainte. Or, il lui faudra impérativement fournir les copies des fiches de renseignements BE et BNIE comme preuve de son intérêt à agir...
Mais plus important encore :
- le Conseil d'Etat a annulé BNIE dans son intégralité (35 ans jugé excessif) en donnant au MEN la possibilité de régulariser la situation en décidant d'une nouvelle durée sous 3 mois ... ce que le MEN n'a toujours pas fait (à notre connaissance). Tous les enfants actuellement immatriculés dans BNIE (première inscription à l'école) le sont donc certainement en toute illégalité. La fiche BNIE comporte la date d'immatriculation de l'élève. Ces fiches constitueront donc autant de preuves qui pourront servir à charge dans la procédure pénale.
- Idem pour les enfants qui ont été rentrés dans Base élèves avant février 2007. En effet, toutes les données de BNIE antérieures à février 2007 doivent être effacées (le MEN n'avait pas encore reçu le récépissé de la Cnil). Tous les INE attribués avant février 2007 doivent donc être supprimés, non seulement de BNIE mais aussi de tous les fichiers dans lesquels ils figurent (y compris de Base élèves !)... un gros casse-tête d'ailleurs pour le MEN, puisqu'il lui faudra normalement immatriculer à nouveau tous les enfants qui ont été rentrés dans Base élèves avant février 2007 !
- Idem pour les enfants scolarisés (ou scolarisés pendant un certain temps) dans un établissement spécialisé : conformément au jugement du Conseil d'Etat, les numéros des CLIS devront eux aussi avoir tous été effacés et donc ne doivent plus apparaître dans les fiches Base élèves.
Rappel : Les données sont conservées 15 ans dans Base élèves, donc les enfants inscrits dans Base élèves qui sont passés au collège sont toujours dans Base élèves. Dans ce cas, les fiches BE et BNIE doivent être demandées directement à l'IA.
Autre rappel : les données de Base élèves et de BNIE sont actualisées chaque année, avec conservation des renseignements des années antérieures. Il faut donc chaque année demander des copies des fiches BE et BNIE, puisque ces fiches contiendront chaque année des informations supplémentaires ... 
Par Pascale Rousselin - Publié dans : Actions
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 08:41
Par Pascale Rousselin - Publié dans : Actions
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