Alerte rouge pour les écoles maternelles

Publié le par Le collectif

                       La direction des Politiques Familiales et Sociales a envoyé maternelle.JPGle 29 septembre 2010, une lettre circulaire aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demandant de mettre en œuvre : «  les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », autrement dit les jardins dits d’éveil, « solution nouvelle (et payante) proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » !

Même si ce texte prend la précaution de signaler « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle », nous pensons, qu’en fait, c’est tout comme, puisque : «  ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : «  cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ». Cette précision est de taille au cas où nous n’aurions pas compris ! Et pour enfoncer le clou : «  l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».

C’en est trop, et le CNAFAL s’insurge contre ce nouveau dispositif  dont le but est bien de vider l’école maternelle, fleuron de notre système éducatif public, citée en exemple et copiée dans de nombreux pays, de sa substance sociale et éducative.

Les parents, qui, paieront ces structures, car « les financements de la branche Famille ne seront possibles que de 2 à 3 ans révolus et seront soumis à l’appréciation d’un jury national », n’auront même pas la garantie d’un encadrement de qualité, ni de compétences, puisque les règles d’encadrement  pourront être dérogées en fonction du nombre d’enfants accueillis.

C’est un nouveau coup porté au système public d’éducation dans le but de faire des économies sur le dos des familles les plus modestes qui n’auront d’autre choix que de se tourner vers ces structures, mais qui n’en peuvent plus de supporter les mauvais coups portés à leur budget déjà difficile.

 

LE CNAFAL

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