Compte rendu de la conférence-débat du 30 avril 2010

Publié le par Le collectif

 

 affiche ecoleDevant le flou des informations venant du ministère de l'éducation nationale par Luc Chatel, le collectif a pensé qu'il était important d'organiser une conférence-débat pour mieux comprendre l'école et réfléchir à son avenir.

 

 

 

Dominique Sénore  (Docteur en sciences de l’éducation) :

 

Deux exigences solidaires pour pouvoir construire l’école

exigence d’instruction pour doter les élèves et les citoyens des connaissances nécessaires ; pour comprendre le monde et y tenir une juste place ; exigence assimilée par la société et les parents, à la réussite individuelle ; la dérive étant l’individualisme

exigence de socialisation : les enfants apprennent à vivre ensemble, conformément aux valeurs de la république. Valeur de fraternité, acceptation des différences, enrichissement personnel au sein du groupe.

 

Trois contradictions :

 

- Ecole obligatoire jusqu’à seize ans mais on ne peut pas forcer un enfant à apprendre.

Apprendre, c’est apprendre à faire quelque chose de nouveau.

- 2ème contradiction entre la volonté de savoir ou le projet d’apprendre et la réalisation de l’apprentissage ; l’enfant dit vouloir apprendre mais rencontre des difficultés.

- primauté de la réussite sur la compréhension ; on pilote par les performances, pression de tout devoir réussir tout de suite. Réussir devient réussir à tout prix.  Ecole du 21ème siècle souhaitée comme une école de la compréhension or aujourd’hui l’école est celle de la réussite. Etant donné l’optique de performance, n’y a-t-il pas contradiction à empêcher les enfants de copier et tricher ! (sic)

 

La démocratisation à l’école ne marche pas ; l’ascenseur social est resté bloqué.

Obligation pour les enseignants de jongler entre ces exigences et ces contradictions.

 

La valeur la plus présente à l’école est la compétition or l’école a été pensée comme un lieu d’expérimentation, de recherche et d’erreurs, un lieu de sursis à la production.

Du temps des compagnons, dilemme de la production et de l’apprentissage, engendrant une difficulté pour la  pédagogie : le maître devait faire apprendre à ses apprentis tout en étant pressé par ses clients qui voulaient un prompt résultat.

Il en est de même aujourd’hui, à l’école avec la quête de la performance.

 

L’école devant être un lieu de sursis à la production, l’enseignant devrait suivre l’impératif de :

ne pas abandonner les élèves,

les accompagner selon les besoins

ne pas se référer à un modèle unique

cf Bastien Cazals, dont la pédagogie est respectueuse des élèves

penser à l’interaction avec les élèves avec des intervenants divers, internet etc.

construire des règles de vie commune

 

 

Rappel des réformes Darcos :

Christine Sanhaji énonce brièvement ces réformes, regroupées pour les besoins de la conférence-débat en trois thèmes.

 

 

 

Enseignant, un métier 

 

Quels sont les changements en cours concernant la formation des maîtres ?

Quelles sont les implications sur l’école ?

 

Dominique Sénore : Tout change du point de vue du législateur et du politique qui considèrent le recrutement des maîtres à bac + 5 comme très positif. C’est ainsi dans tout le reste de l’Europe mais en réalité comme le disent les enseignants « enseigner est un métier qui s’apprend ». Il y aura donc à bac plus 5, une baisse de la qualité de la formation.

Auparavant les candidats à l’enseignement passaient la licence puis un concours d’admissibilité à la première année d’IUFM, qui était clôturée par un concours donnant accès à la seconde année d’IUFM, en tant que professeur stagiaire, bénéficiant ainsi de la formation professionnelle. La formation n’était pas parfaite mais les chefs d’établissement disaient que les stagiaires formés étaient bien adaptés à l’enseignement, que la  formation était efficace.

Maintenant, les étudiants finissent leur licence, accèdent au master des métiers de l’enseignement avec une « coloration » professionnelle.

 

Gageure de ce master :

préparation pour faire « gagner » le concours,

préparation au métier avec peu de stage alors que le candidat sera nommé sur un poste où il devra gérer une classe,

préparation à la recherche en tant qu’universitaire,

reconversion pour ceux qui louperont le concours !

quadrature du cercle de mettre tout cela dans ce master…

 

Pour septembre 2011, pas de souci car les stagiaires sont les titulaires du concours de 2010. Pour les années à venir, ce sera très dur, pour les étudiants candidats au professorat car il y aura un déphasage lors du face à face avec les élèves ! Faire la classe c’est autre chose que déverser du savoir. A titre personnel, DS ajoute qu’il y a eu un gros mensonge de la part de nos gouvernants, Mme Pécresse et M.  Chatel, lorsqu’ils disent que cette réforme constitue un vrai progrès.

 

François Gauthier (Secrétaire général FCPE Rhône) :

 

Sa vision de la formation des enseignants : le pilote d’un avion est formé à piloter car il a la responsabilité des passagers. Si on établit un parallèle avec l’enseignement, aujourd’hui on veut faire piloter à un ingénieur ! Il ne dispose que d’un savoir théorique… L’enseignant  est le  pilote de la classe ! On lui demande d’être un pédagogue. Au-delà du savoir il doit apporter le vivre ensemble, le goût d’apprendre. « Nous parents d’élèves, nous confions nos enfants à des pédagogues chargés de faire grandir, mûrir, nos enfants ; nous ne les laissons pas à la garderie. Les IUFM n’étaient pas parfaits mais ne sont  pas à balayer pour autant.  Nous sommes face à une grosse inquiétude : « y a-t-il un pilote dans l’avion » ? »

 

Intervention de la salle : un enseignant du secondaire a eu le concours en étant le dernier reçu. L’inspecteur lui a dit que les problèmes viennent plus des premiers sortis au concours que des derniers ! Cet enseignant a beaucoup apprécié les stages à l’IUFM car il était guidé et l’analyse de la pratique suite à la confrontation avec la classe était très importante et rassurante.

 

Y a-t-il des stages pratiques prévus dans la nouvelle formation ?

 

Dominique Sénore : En Master 1, le stage est de 108 heures maximum. Et en Master 2, il s’agit d’un stage en responsabilité : c’est à dire d’un remplacement. Les formateurs de l’IUFM ont demandé à ce que les stages soient «  crédités » par l’Université.

 

Jusqu’à présent, le stage en responsabilité comprenait trente heures de suivi permettant d’apprendre à gérer sa classe. Il ne suffit pas d’enseigner pour que les élèves apprennent. Il est primordial d’apprendre à protéger sa sphère personnelle, d’apprendre à gérer les  pulsions de certains élèves, d’apprendre à gérer le groupe.

 

Dans le public un ingénieur, qui a enseigné dans son ancien lycée, témoigne que pour savoir transmettre une connaissance, la volonté de transmettre est essentielle, la formation étant moins importante à ses yeux.

 

F. Gauthier  : pour que les enseignants soient bien dans leur métier il faut une formation, être sur le terrain ne suffit pas. On confie son enfant, ce qu’on a de plus cher et l’avenir de son enfant. L’enseignant transmet la soif d’apprendre, et il est facile et parfois irrémédiable de griller l’aptitude de l’enfant à apprendre.

 

Dominique Sénore  : actuellement les stagiaires à l’IUFM ont 6 à 9 heures de pratique en classe par semaine, ce qui permet un aller- retour sur le terrain, avec une pratique accompagnée. Le novice voit l’expert faire la classe de façon extraordinaire, il ne voit pas tout ce qui est en amont comme préparation et anticipation. Lorsqu’il se confronte à la classe, il se trouve en échec, même s’il est un ancien du lycée.

 

Il ne s’agit pas que d’envie et de volonté ! Il ne suffit pas seulement de vouloir enseigner !

D. Sénore souligne qu'avec l'élévation du niveau d'études, l'origine sociale des enseignants a changé. Les nouveaux enseignants seront donc très éloignés de la mixité sociale de la population.

 

En transition

Emmanuelle. Sarret (Association Générale des Enseignants de l'Ecole Maternelle )

fait part de ses craintes pour l'avenir : comment cela se passera-t-il si les enseignants ne sont pas formés pour enseigner en Maternelle ?

 

Maternelle et jardins d'éveil

Elle souligne que, pendant ces 3 ou 4 années de Maternelle, les enfants comprennent ce qu'est apprendre et que cela se construit.

Elle s'inquiète aussi face à la volonté et la pression des gouvernants pour que l'évaluation soit de plus en plus précise et répétitive. A trop vouloir évaluer, ne prend-on pas le risque de perdre de vue le bon développement d'ensemble de l'enfant ?

F. Gauthier rappelle que l’école maternelle n’est pas une garderie mais une école : l’enseignant guide l’enfant dans sa découverte du devenir élève.

C'est en maternelle que les enfants rentrent en contact avec les enseignants et il insiste sur l'importance d'une scolarisation régulière.

D. Sénore pense qu'il y a actuellement une prise de conscience de l'importance de la Maternelle.

E. Sarret note que des petites structures, pas forcément appelées jardins d'éveil, fleurissent dans les petits villages sous le nom d'associations, par exemple.

F. Gauthier dit que la création des jardins d’éveil est synonyme de l’entrée d’un système dans un autre. Dans ce choix de société, une partie de l’école dans l’école deviendrait payante.

Dans la mise en place des jardins d'éveil, il voit un moyen de basculer sur les collectivités locales.

Il rappelle que la loi prévoit la possibilité d'expérimenter les jardins d'éveil et que c'est à chaque collectivité de réfléchir à ses choix.

M Ruban, ex-inspecteur de la circonscription note que maintenant il y a de vraies écoles maternelles dans notre secteur et qu'en général, il y a un bon suivi des collectivités.

Il réaffirme qu'au delà d'un don éventuel, enseigner s'apprend et il regrette que le travail de professionnalisation soit mis en de côté dans la future formation. Il note l’importance d’un centre de formation où l’on réfléchit sur les allers et retours entre pratique et théorie.

 

EPEP

F.Gauthier pense que le fait qu'un directeur administratif gère plusieurs écoles peut avoir de gros inconvénients notamment celui de peu représenter les enseignants et les parents au conseil d'administration. Il y aurait moins de parents représentés dans un CA d’EPEP que dans un actuel conseil d’école. Certaines écoles de ce type de regroupement ne seraient plus représentées.

Les EPEP sont bien présents dans la loi, c'est encore une fois une affaire de citoyens qui peuvent dire aux élus de ne pas laisser faire...

F. Gauthier serait plus favorable à un regroupement d'écoles dans la mesure où celui-ci préserverait bien les intérêts de chacun et où on laisserait la main aux professionnels de l'institution et non aux administratifs.

 

ELEVES A BESOINS EDUCATIFS PARTICULIERS

Josselyne.Annino (Formatrice IUFM ) souligne que l'institution tend à vouloir que tous les enfants soient conformes.

Elle insiste également sur le fait que le RASED (réseau d'aides) aide justement à mettre à distance les difficultés. Elle déplore que l'institution en France mette trop souvent en avant les difficultés des élèves au lieu de rechercher leurs talents, qu’elle compense les faiblesses sans valoriser les ressources de l’enfant.

F.Gauthier dit que si l'on veut lutter contre l'échec scolaire, il faudrait multiplier le nombre de professeurs spécialisés au lieu de le diminuer. Ce sont des choix politiques.

D.Sénore parle de la loi de scolarisation des élèves handicapés, rappelle que les AVS ont très peu de formation et il regrette leur précarité.

Babette rappelle que la mobilisation de l'an passé a permis de préserver sur notre secteur le poste E et le poste G, que donc cette mobilisation a été utile et qu'il faut la poursuivre et rester vigilant car il y a de moins en moins de formation pour devenir instituteur spécialisé, donc des postes restent  vacants et il est alors facile de les fermer...

Sur ce point, F.Gauthier dit que les fédérations de parents ont un pouvoir auprès des autorités que les collectifs ne peuvent pas avoir car la bataille se joue dans les instances. Un parent, au moins, devrait être affilié à une fédération de parents. Car ces fédérations, qui ont du poids dans les instances politiques et décisionnelles, doivent connaître les informations du terrain.

 

Emmanuelle Sarret : Malgré les peurs concernant l’avenir de l’école, l’enseignant de maternelle doit garder une vision positive, du fait qu’il a une importante liberté. La première année d’école est essentielle, elle doit être vécue par l’enfant comme une expérience réussie. Cela reste possible, l’enseignant peut s’en donner les moyens. L’aspect positif du métier est la formation essentielle que représentent les conférences pédagogiques, moment d’échange et d’ouverture.

 

Josselyne Annino : Il est nécessaire de voir ce que l’enfant est capable de faire, d’avoir un regard positif. L’adulte doit apprendre à changer son regard, qu’il soit enseignant ou parent, doit savoir accueillir la différence et chercher d’autres types de réponse à la difficulté de l’élève.

 

Intervention du public : Un enseignant rapporte qu’un élève de douze ans, qui était excellent en sciences et médiocre en expression écrite, a du faire un stage en entreprise clôturé par un rapport de stage. Malgré les difficultés rencontrées lors de la rédaction, il  a étonné ses enseignants. Sa perception de la matière a changé, le français est important même pour un scientifique.

 

Josselyone Annino : il y a une forte pression au niveau de l’évaluation et l’attente de résultats immédiats, qui bloquent l’élève en difficulté.

 

Intervention du public : un enseignant de français et histoire-géographie en lycée professionnel dit que le système oblige à diriger les « moins bons » vers l’enseignement professionnel, ce que les élèves et les parents ont intégré comme : les « bons » restent dans l’enseignement général. Il faudrait modifier le système éducatif et accorder moins d’importance au français et aux mathématiques.

 

François Gauthier  : Dès que les enfants ont compris qu’il y a un lien entre les matières (ex : le français est important pour les sciences), ils sont motivés. Ce recoupement est excellent notamment pour les précoces.

F. Gauthier soulève le problème des rythmes scolaires. A l’avenir, il faudra remettre l’enfant au centre de l’éducation. Les réformes ont éliminé plus d’un tiers du temps de scolarité sans alléger le programme. Ce nouveau rythme de la semaine à quatre jours ne convient pas. Il est urgent de revenir à la semaine de quatre jours et demi. Les parents ont le pouvoir d’exiger cela au sein des conseils d’école.

 

Intervention du public : le rythme de quatre jours est parfaitement en accord avec le mode de vie actuel (départ en we).

 

Un élu dit que le poste de Directeur d’école a perdu de son prestige.

 

Bernard Chaverot, maire de Montrottier et Conseiller Général du Canton Saint Laurent de Chamousset dénonce que tout est marchand en raison de l’AGCS  (Accord Général du Commerce et des Services). Il rappelle la privatisation de la poste, celle en cours d’EDF et de la Santé.  Reste l’école… Il appelle à un mouvement de résistance contre l’AGCS. Nous sommes dans une société d’argent et de performance. L’école est censée représenter cela, les parents disent « nos enfants doivent réussir » c'est-à-dire, réussir en mathématiques et en français. Or il faut mettre l’accent sur ce qu’ils réussissent et les aider à s’améliorer par ailleurs.

B. Chaverot revient sur le problème de la semaine de quatre jours, qui reflète un phénomène de société dû à un changement de la façon de vivre. Il y a là une réforme à opérer, en revenant aux quatre jours et demi avec le samedi matin impérativement. Mais il faut une remise en cause des parents et des enseignants.

B. Chaverot dit son accord avec l’idée selon laquelle il est fondamental de se battre mais toute victoire est remportée au détriment d’un perdant.

 

Intervention du public : il est rappelé que l’AGCS a été voté par le gouvernement Jospin.

 

Dominique Sénore :

Cf son envoi mais d’éléments à la conférence

 

Le projet pour l’école de demain doit envisager une solution très complexe entre les parents, les professionnels et les élus pour répondre à la complexité du problème. Le rôle de l’école ne réside pas uniquement dans l’évaluation. Pour certains parents, une journée sans notes ne vaut pas la peine d’être vécue !

L’école est beaucoup plus qu’un service sachant qu’un service est évalué par la satisfaction des usagers. Les notes des élèves ne reflètent pas la qualité de l’établissement. L’école doit demeurer une institution, garante des valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité. La compétition devrait être exclue de l’école.

Il rappelle que c’est en travaillant ensemble, parents et enseignants que la solution sera trouvée. A l’origine, tout a été fait pour diviser parents et enseignants. Pour Jules Ferry, l’école est le lieu du savoir et de la recherche de la connaissance, du respect des règles, ce n’est pas le lieu où celui qui crie le plus fort a raison.  Alors que la famille est le lieu de l’affectivité et de la subjectivité. L’école a gommé les particularités dialectales qui caractérisaient la vie à la maison pour aboutir à l’unité linguistique nationale.

 

Dominique Sénore s’insurge contre le fait que  les filières professionnelles et technologiques ne soient pas choisies mais acceptés par dépit à l’issue du conseil de classe en fin de Troisième.

 

François Gauthier : Le combat pour l’avenir de l’école se joue localement, il implique le Conseil Municipal, Général ou Régional, les parents, les enseignants. Une coéducation est absolument indispensable.

 

Intervention du public : les évaluations relèvent les fautes des élèves et pas les qualités du travail ; c’est plus positif en maternelle où les compétences acquises sont soulignées.

Est-ce typiquement français ?

 

Emmanuelle Sarret : Les évaluations en France se font très tôt, trop tôt ! En Europe les enfants sont évalués plus tard.

 

Dominique Sénore  : 80 à 90 % des évaluations portent sur le français et les mathématiques et sur l’écrit uniquement. Il cite D. Pennac, en dictée, tant que l’élève n’a pas écrit, il a 20.

Les aptitudes relationnelles ou autres ne sont pas prises en compte.

Dans plusieurs écoles, dont St Didier sur Riverie, les notes ont été supprimées. Les parents étaient tout d’abord déstabilisés. Les notes constituant un repère pour punir ou faire travailler. Mais après quelques années, les rapports ont changé entre parents, enfants et enseignants. On parle alors de compréhension, de réussite d’un projet et la compétition a disparu.

Les notes doivent se limiter à établir un diagnostic pour construire un projet personnalisé.

 

 

Intervention du public : Christine déplore les évaluations, qu’elle juge vraiment négatives. La même faute répétée est sanctionnée à chaque fois.

 

Josselyne Annino : Nous sommes dans une période d’évaluationnite aiguë. En France, on ne reconnaît une acquisition que si elle a été évaluée. Il faudrait que l’enfant dispose de tout le temps dont il a besoin.

 

François Gauthier : Tout le monde parle des évaluations nationales. Elles ont été proposées pour faire une comparaison entre les écoles. Avant, les évaluations étaient utiles uniquement à l’enseignant pour savoir si son projet pédagogique était bon.

L’école est la plus belle réalisation de la république. Il est possible de la faire progresser. Pour cela, les parents doivent s’investir, devenir membre de la FCPE, participer aux conseils d’écoles même lorsqu’ils n’ont pas d’enfant dans les classes représentées. Ils peuvent ainsi plus facilement s’impliquer, les enseignants se méfiant moins.

François Gauthier souhaite qu’il n’y notes ni devoirs à la maison.

Il appelle à un travail commun des parents et des enseignants.

 

 

Conclusion :

 

Dominique Sénore souhaite que tous les enfants soient suffisamment semblables pour se reconnaître et se parler mais aussi suffisamment différents pour s’apporter quelque chose.

 

Guitty, qui animait la soirée, a retenu trois paroles.

Celle de l’enfant : « quand est-ce qu’ils vont regarder ce que je sais plutôt que ce que je ne sais pas faire ?».

Celle de l’enseignant : « ce n’est pas parce qu’on enseigne que les élèves apprennent ».

Celle des parents : « il est possible de construire un projet pour l’école de demain dans sa commune entre enseignants, parents et élus ».

 

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